Artiste, un plan B ?

Aujourd’hui, en faisant le tour des vidéos Youtube sur le sujet du statut d’artiste auteur, je suis tombé sur une vidéo de 40 minutes qui expliquait ce qu’est un artiste contemporain. Et entre les discours de l’un ou de l’autre intervenant… Ils ont cité Christine ANGOT avec sa fameuse citation :

Sur le coup, ca m’a mit en colère, mais énormément ! Mais après y avoir réfléchis, j’ai décidé de mettre ma réflexion à l’écrit.

Pour moi, certes, quand j’étais enfant, je n’envisageais pas de devenir artiste. Loin de là. Cependant, je n’ai jamais rêvé en tant qu’enfant de faire un métier. En tout cas, pas dans mes souvenirs. Ma mère me contredira peut être. Mais elle n’est plus là pour me le dire.

Reprenons l’histoire depuis le début. Mon premier souvenir de rêve d’un métier était à l’adolescence quand j’ai découvert internet et le milieu magnifique des jeux en lignes. J’adorais jouer aux jeux à habiller une « poupée »… Classique pour une fille de 11 ans. Ou pas, mais ce n’est pas le sujet.

Il y a eut deux sites qui m’ont marqué à vie : OhMyDollz et Sailor Fuku. Les deux, aujourd’hui, pratiquement morts, à mon grand désarroi. Le premier était créé par une entreprise et l’autre par une indépendante. L’un fonctionnait bien avec beaucoup de mises-à-jours constantes. L’autre ne fonctionnait que grâce à la communauté.

Tout d’abord, OhMyDollz. Je l’ai découvert par l’intermédiaire de ma sœur qui y jouait avant moi. Ca m’a mit des étoiles dans les jeux et je me suis inscrite dés que j’ai eu accès à mon propre PC. Le forum était très actif avec beaucoup de graphistes qui pouvaient espérer être vu par l’équipe du jeu et ainsi avoir un petit revenu supplémentaire avec leurs créations.

Je n’ai pas mit longtemps à aller sur le forum et ouvrir mon topic pour montrer mes créations. Bien sur, en commençant à dessiner sur le PC et sortant à peine de l’enfance, je n’avais pas la technique nécessaire pour faire des créations commerciables. Mais je persévérais dans l’espoir un jour de devenir assez bonne en dessin numérique pour y arriver.

Cependant, cela n’a durée qu’une année ou deux, je ne me souviens plus, avant que je ne découvre l’existence de Sailor Fuku. Un jeu où la communauté crée la majorité du contenu du jeu. Mon focus est alors passé à ce site. C’est aussi là que j’ai découvert le pixel art et les créations d’Elizabeth. Ses créations avaient toujours l’air d’être fait de paillettes et c’était inspirant.

Alors je me suis convertie au pixel art. Bien évidement j’ai dû repartir presque de zéro, puisque la technique n’est pas la même. J’ai même eût du mal à m’adapter car les habitudes ont la vie dure. Mais je suis quand même devenue « créatrice des tendances » ! J’étais sur un petit nuage.

Après ses deux expériences, je rêvais de devenir styliste. Cela se rapprochait le plus de ce que je faisais sur les deux sites : créer des vêtements originaux et qui sont esthétiquement plaisant à l’oeil.

Mais étant seconde fille d’une famille d’immigrées, mes parents n’avaient pas les moyens pour que je suive cette voie. Les prix à l’époque étaient d’au moins 10 000 euro l’année d’école ! Et ce uniquement pour les cours.

Après un cœur brisé par le refus catégorique de mes parents, et pas que pour les raisons financières, je me suis rabattue vers le graphisme. Même si aujourd’hui, je me dis que j’aurais plutôt dû viser le métier d’illustratrice numérique. C’est pour cela que j’ai visé le diplôme STD2A : design et arts appliquées.

Malgré des péripéties durant plusieurs années après le brevet, j’ai finalement pu entrer en STD2A et obtenir le diplôme avec une mention assez bien.

Mais de nouveau, le rêve de graphiste est brisé après mon projet le plus important pour le bac : le projet 75 heures. Lors de ce projet, dont j’ai déjà parlé dans mon article du jour 3, on avait 75 heures pour faire toute la démarche de recherche, essaies, maquettes et produit « fini » dans les deux domaines qu’on a choisi. J’avais bien évidement choisie le graphisme étant beaucoup plus à l’aise avec. Le deuxième ayant été le design de produit, où j’ai imaginer des meubles qui allaient avec le thème.

Qu’est-ce qui m’a fait quitter l’idée du design de communication ? (le graphisme)

Les professeurs. J’ai eût un 9 coefficient 16 parce que selon tous les professeurs : « il manque quelque chose ». Et je n’ai jamais trouvé quoi.

Avant même d’avoir eût mon bac, j’ai tout de suite appliqué sur ParcourSup pour aller dans une licence arts plastiques. C’est là que j’avais les meilleures notes et que je me sentais le plus libre de créer et de m’exprimer.

Donc si l’on regarde ce parcours : oui, c’était le plan B après des échecs.

Cependant ! Est-ce que c’était réellement des échecs ? Ou est-ce que c’était des expériences qui m’ont mené vers l’art pour m’exprimer car c’est ce dont j’avais besoin depuis le début sans le savoir ?

Car quand on est adolescent, ou enfant, on ne sait pas forcément ce qu’on veut et ce qui nous plaît réellement. Preuve ! Je voulais être graphiste alors que le métier le plus proche de ce que j’imaginais était plutôt illustratrice numérique. Donc c’était aussi moi qui ne connaissait pas encore le monde et la différence entre les deux. L’expérience m’a permit de comprendre ce que je voulais. Quoi qu’un peu tard, faut l’avouer.

La phrase de Christine ANGOT est donc en partie vraie : être artiste est presque toujours le résultat d’un échec, ou plusieurs.

Cependant, pour nuancer, on ne choisit pas de devenir artiste parce rien ne marche pour nous. Mais on devient artiste parce c’est la chose qui a marché pour nous !

Être artiste peut être un choix, ou pas. Mais on n’y reste pas si on n’a pas envie d’y être. Chacun a quelque chose à dire en devenant artiste et le libre arbitre de faire autre chose.

Je pourrais développer la question, mais c’est déjà pas mal. J’étais en colère au début car sur le coup ca m’a paru offensant. Mais après avoir réfléchis, ce n’est pas loin de la vérité. Mais je n’ai pas prit tous les propos de Mme ANGOT car ce qui m’intéressait pour la réflexion était uniquement ce que j’ai cité au début.

Et je suis heureuse d’avoir pu réfléchir à ce sujet très intéressant. Je remercie donc Mme Christine ANGOT d’avoir fait polémique avec cette phrase. Sans cela je n’aurais jamais pu réfléchir à comment je suis arrivée là. Et j’en suis reconnaissante.

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