Jour 4 : Péripéties et retour à la réflexion

Cela fait maintenant presque 2 semaines que je n’ai pas travaillé sur mon art… Pourquoi ? Parce que j’ai eu la chance de pouvoir partir pour la première fois en vacances au sud ! Entre la baignade, les promenades et les fouilles pour trouver les plus beaux cailloux ou coquillages, une semaine entière était fatigante mais stimulante !

Après être revenue, j’ai bien évidement, comme tout le monde, dû faire une chose importante : se reposer des vacances. Mais oui. Il y en a besoin. Même si cela n’a pas été de tout repos que d’avoir un léger accident à la maison et devoir passer 12h chez soi à souffrir puis 6h aux urgences pour qu’on vous disent que tout va bien. Mais au moins, je suis sûre que je peux enfin bien reprendre sans aucun souci, je l’espère !

Bon. Revenons à nos moutons. Est-ce que j’ai dessiné ? De nouveau non. Ca va devenir un running gag à force. Cependant, j’ai continué quelques recherches sur comment me lancer. Et, à moins d’un miracle, je ne pourrais me lancer officiellement avant la fin d’année 2026.

Ce qui me laisse tout le temps que je veux pour avancer sur ma réflexion.

Est-ce que l’art est toujours mon projet d’avenir ? Oui.

Est-ce que c’est un projet viable financièrement ? Non.

Vais-je tout de même persévérer ? Bien évidement que oui.

Donc revenons à la dernière idée en date : mes démons. C’est une idée assez précise de la position et des couleurs que j’aimerai utiliser. Je vous avais déjà parlé du fait que les couleurs utilisés doivent avoir un sens pour la démarche et que je ne veux utiliser aucun noir dans le résultat final.

Mais dans ce cas là, quelles sont mes options pour faire ressortir mon idée ?

Je vais donc repartir en arrière de plusieurs année et me souvenir des cours sur la théorie des couleurs que j’ai eu en début de première année de licence arts plastiques.

Au plus clair, le plus proche du blanc, en niveau de gris, nous avons le jaune. Puis à la moitié, le rouge et le vert. Puis, le plus intéressant pour moi, le plus sombre et proche du noir : le violet.

Cependant, cela ne suffi pas. Il y a aussi la question de la symbolique des couleurs qui se pose. Est-ce que je veux montrer le danger avec une couleur comme le rouge ou la tristesse avec une couleur froide et sombre du bleu ?

Sachant que le démon va fort probablement être dans des nuances froides et sombres comme le violet et le bleu, il faudrait rajouter un contraste fort avec le côté opposé : le jaune ou l’orange, des couleurs complémentaires et chaudes. Dans ce beau tableau, je rajouterai des détail en rose puisque c’est ma couleur préféré et que je ne veux pas faire un tableau qui ne me plaît pas.

Stop. Ce que vous avez lu juste avant est la première partie. Ce qui se passe dans la deuxième est beaucoup plus important.

Ceci est un autre jour. Un jour que j’ai décidé sera la journée où je dessine et je commence le projet du premier tableau de mon portfolio. La première peinture de l’année. Ca a l’air d’un titre énorme mais ca ne l’est pas.

Quoi qu’en l’écrivant, je me rends compte que si. C’est le premier projet que je vais faire depuis le début de ma démarche. Et oui. C’est très important pour moi, car cela me permet de me lancer enfin dans le vif du sujet.

Alors pourquoi je continue d’écrire sur l’article précédent ? Tout simplement parce que c’est la suite exacte de la réflexion : j’étais sensée réaliser des esquisses pour illustrer cet article avec l’idée précise que j’ai en tête.

Alors pourquoi ne l’ai-je pas fait ?

Un blocage. Aussi simple que cela puisse paraître, je bloque sur le dessin. Je subis depuis des année le syndrome de la page blanche et je n’ai pas dessiner depuis longtemps. Alors est-ce possible que le blocage du dessin n’est pas dans le syndrome de la page blanche mais un blocage psychologique ?

Aujourd’hui, j’ai l’idée précise dans ma tête : la pose, la composition, les couleurs, les silhouettes et les techniques visuelles à utiliser pour transmettre mon message à ma manière… Sauf que je n’arrive pas à prendre un crayon et un papier pour le dessiner.

C’est comme si j’étais face à une montagne qui me disait « stop » ou « non » mais sans me donner aucune explication.

Un démon est facile à définir. Il a une voix qui te parle. Un blocage. C’est plus compliqué car tu ne sais peut être pas ce qui bloque, comme un mur psychique qui empêche ton corps de bouger pour faire exactement ce que tu veux faire.

Alors comment vais-je pouvoir grimper ce mur ou l’oblitérer ?

Aucune réponse claire. Je pourrais me forcer à prendre le temps et faire une étape à la fois. Cependant… C’est contre productif. Même si certains me diraient qu’il faut se forcer pour réussir.

Je n’ai jamais réussi à me forcer. Et imaginons que je me force à le faire ? Quoi alors ? Cela va devenir une obligation et devenir une pression psychologique supplémentaire sur ma psyché ?

Je veux devenir artiste pour devenir ce que je veux être et pour faire ce que j’aime. Pas pour que cela devienne un poids de plus sur ma conscience et dans ma vie. Ma démarche c’est l’amour de l’art. En se forçant, je sais que je vais en être dégoûtée.

L’art le plus beau est créé par la passion. Serte le travail acharné peut payé. Mais qu’est-ce que cela donne-t-il ? Des artistes aigris qui n’aiment pas leur art et qui sont déprimés ? Ce n’est pas l’avenir que j’aimerais.

L’art devrais être plaisant pour contre-balancer la noirceur du quotidien. Pas pour en faire parti. La vie est assez dure comme ca sans vouloir en rajouter.

Donc quelle solution ai-je pour avancer sans être constamment bloqué par un mur ?

Détruire le mur.

Comment ?

En devenant le buldozer qui abattra le mur par la force de ma détérmination de réussir : pas de préparation qui me bloque, pas de questionnement inutile pour justifier le moindre de mes mouvement à un parent trop critique… La liberté de créer ce que j’imagine le plus librement que je le peux.

En prenant une toile et peignant directement dessus ce que j’imagine. Faire exister l’œuvre avant de la perfectionner.

PS : Merci internet pour cette phrase qui me permettra peut être de sortir de mon blocage à jamais.

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